A la Une               Agendas | Annuaires | Fil info | Dossiers
 
WebTime Medias Network
 
 
Radio Côte d'Azur
 
 
Jeudi 02 septembre 2010
 
  Fil info
 
WebTimeMedias  
rss Imprimer la page Agrandir la police Diminuer la police
 

L'UFC Que Choisir dénonce le "frein à l'immobilier" des droits de mutation

le 22 janvier 2008

299 visites 
Une étude de l'évolution des DTMO (Droits de mutation à titre onéreux) dévoilée ce matin par l'association démontre que ces taxes (5% de la valeur du bien) indexées sur le prix en forte croissance de l'immobilier sont devenues une charge énorme. D'où une demande de réforme.

Les DMTO, les droits de mutation à titre onéreux ! Avec l'explosion du prix de l'immobilier, ils sont devenus une véritable cagnotte principalement pour les départements et les communes. Le Conseil général des Alpes-Maritimes en sait quelque chose. Il a récolté ainsi 250,4 millions d'euros en 2007 (19 % de plus qu'en 2006), plus que les Hauts-de-Seine, 227,2 millions (+ 17%). Globalement, c'est une cagnotte fiscale de 9 milliards d'euros pour les collectivités a constaté l'UFC Que Choisir qui considère qu'aujourd'hui, les DMTO représentent un véritable frein à l'accès au logement. Lors d'une conférence de presse ce matin, l'association de consommateurs a aussi demandé au gouvernement "d’engager urgemment une réforme des DMTO en créant un régime dérogatoire et plus favorable au profit des ménages qui aimeraient acquérir leur résidence principale".

 

Une manne pour les départements et les communes

 

L’étude de l’évolution, depuis 2000, des montants des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) en France, que l’UFC-Que Choisir rend publique ce matin, démontre que ces taxes, indexées sur le prix en très forte croissance de l’immobilier, sont devenues une charge énorme pour l'acheteur. Aujourd’hui, ces taxes représentent 5% de la valeur du bien (1.2% pour la commune sur laquelle le bien est situé, 3.6% pour le département, 0.2% pour l’Etat). Or, depuis 2000, le prix de l’immobilier en France croît à un rythme très soutenu (+18.8%, +15.9% ; +12.3% respectivement en 2005, 2006 et 2007). Ainsi, entre 2000 et 2005, les recettes des DMTO portant sur les seuls biens d’habitation (hors immobilier professionnel qui ne représente que 20% des recettes) perçues par les collectivités sont passées de 3,74 à 6,96 milliards d’euros, soit une augmentation de 86% !

 

"En 2007, d’après les premières projections, 11.4 milliards, dont près de 9 milliards pour les seuls biens d’habitation, seront prélevés au titre des DMTO", note l'association dans un communiqué. Les départements, principaux bénéficiaires de la dynamique des DMTO de biens d’habitation, ont collecté en 2005 par rapport à 2000, 2.32 milliards d’euros de recettes supplémentaires, auxquelles devraient s’ajouter sur la période 2006-2007, 1.76 milliard d’euros. Géographiquement, les grands gagnants sont les départements d’Ile de France, des littoraux méditerranéen et atlantique, ainsi que les départements alpins. Sur la période étudiée, les DMTO ont augmenté beaucoup plus rapidement que les autres recettes fiscales et de fait pèsent de plus en plus lourd dans le budget global des collectivités et en particulier des départements.

 

La "double peine" immobilière

 

En 2007, alors que la quasi-totalité des départements n’a pas usé de la faculté qui leur est donnée par la loi de baisser le taux de 3.6% jusqu’à 1%, le produit estimé des DMTO estimé pour les départements s’élève à 8.6 milliards ! Pour les consommateurs, le montant de plus en plus élevé des DMTO représente une barrière à l’accès au logement pour plusieurs raisons :

  1. Du fait même de leur montant, en forte croissance, et en moyenne de 10 000 euros, soit 125€/m2, soit encore l’équivalent de deux ans de loyers
  2. L’obligation d’acquitter ces taxes en une seule fois, donc sans étalement possible.
  3. L’impossibilité d’intégrer les DMTO dans le crédit immobilier souscrit pour l’occasion.
  4. La difficulté pour le consommateur de constituer une épargne préalable importante dans des délais relativement courts, situés entre la décision d’acheter son logement et l’acte d’achat.

 

"En conséquence, les DMTO dégradent de plus en plus fortement les capacités de solvabilité et de trésorerie des consommateurs qui souhaitent devenir propriétaires de leur logement. La flambée des prix de l’immobilier, et, avec elle, celle des droits de mutation leur infligent une "double peine immobilière !," conclut l'association.

 

 

 
Réagir à l'article
 Nom
 
 Email*
 
 Texte*
 
 Texte de l'image*
 
 
 
Les réactions sont soumises à validation avant publication.
 
Vos réactions
 
Réagir à l'article Les dernières réactions
Soyer le premier à réagir Soyer le premier à réagir
 
Réagir à l'article Notez l'article
Validez Validez
1 2 3 4 5
 
Envoyer à un ami Envoyer à un ami
 
 
casainfos_generique_300.jpg

 

 
 
Inscription à la newsletter Dernier numéro